En 2024, les Algériens vivant à l’étranger ont envoyé un total de 1,942 milliard de dollars vers leur pays d’origine, marquant une légère progression par rapport à l’année précédente. Ces transferts de fonds, qui représentent 0,7 % du produit intérieur brut (PIB) algérien, jouent un rôle important dans l’économie nationale, bien qu’ils demeurent modestes en comparaison avec d’autres pays de la région.
L’Algérie se classe ainsi au 7e rang des pays de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) en matière de transferts de fonds, loin derrière des nations comme l’Égypte et le Maroc, où ces flux financiers constituent une part plus importante de l’économie.
Une réalité en demi-teinte : circuits officiels et marché parallèle
Les chiffres annoncés ne prennent en compte que les transferts effectués via les circuits bancaires officiels, excluant ainsi les envois d’argent réalisés par des canaux informels. Or, une part importante des fonds envoyés par la diaspora algérienne transite par le marché parallèle, échappant ainsi aux statistiques officielles. Ce phénomène s’explique par plusieurs facteurs, notamment les taux de change plus avantageux en dehors du système bancaire et la complexité des démarches administratives pour les transferts formels.
Malgré ces contraintes, les envois de fonds de la diaspora algérienne restent une source précieuse de devises pour le pays et contribuent au soutien des familles restées au pays. L’enjeu pour les autorités reste de capter une plus grande part de ces flux financiers en encourageant l’utilisation des circuits officiels, notamment en rendant les transactions plus attractives et compétitives face au marché informel.
Avec une diaspora nombreuse et active, l’Algérie dispose d’un potentiel considérable pour accroître ces transferts et renforcer leur impact sur l’économie nationale. Reste à voir si des mesures seront mises en place pour mieux intégrer ces fonds dans le système financier du pays.







